L'utilisation de désinfectants pour les mains dans les hôpitaux stimule la croissance des bactéries

L'utilisation accrue de désinfectants pour les mains dans les hôpitaux stimule de manière inattendue la croissance de bactéries tolérantes à l'alcool.

Identifié pour la première fois dans les années 1980, plusieurs souches du genre bactérien d'entérocoques ont généré une résistance à l'antibiotique vancomycine. Ces entérocoques résistants à la vancomycine (ERV) sont en train de devenir un problème croissant dans les hôpitaux du monde entier.

Vancomycine

La nouvelle recherche a étudié 139 souches différentes de Enterococcus faecium, trouvé dans les hôpitaux australiens pour une période de vingt ans. La bactérie a été traitée avec une solution d'isopropanol, semblable à l'alcool utilisé pour tuer les bactéries dans les désinfectants pour les mains.

De manière surprenante, les chercheurs ont découvert que les souches bactériennes recueillies après 2010 étaient 10 fois plus tolérantes aux solutions alcooliques que les souches plus anciennes.

Au lieu de discréditer l’efficacité des désinfectants pour les mains à base d’alcool, l’étude suggère que beaucoup de personnes qui utilisent ces produits ne se frottent pas les mains suffisamment longtemps pour éliminer complètement les traces de bactéries. La durée optimale recommandée est de 20 à 30 secondes.

La conclusion de l'enquête est une recommandation urgente pour que des procédures de désinfection supplémentaires soient examinées. A l’avenir, des désinfectants supplémentaires seront nécessaires, outre ceux à base d’alcool, pour prévenir la propagation de cet agent pathogène dangereux.